Plaidoyer pour protéger formellement le boisé des Estacades
Le boisé des Estacades devrait être protégé de manière formelle, selon les résultats d’une étude menée par une équipe interdisciplinaire de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Cette équipe estime que Trois-Rivières devrait trouver une manière de conserver cet espace vert plutôt que d’envisager d'y construire des logements. Professeure au Département d’études en loisir, culture et tourisme de l’UQTR, Sylvie Miaux ne cache pas sa désapprobation envers le projet immobilier de 150 logements qui pourrait voir le jour dans le boisé des Estacades. Sylvie Miaux fait partie de l’équipe qui a mené une recherche sur cette question de 2020 à 2024. Plus de 470 usagers de deux boisés urbains, y compris le boisé des Estacades, ont été interrogés. Les résultats, explique Mme Miaux, montrent que le boisé est très utilisé et que ses utilisations sont multiples. Les répondants se rendent dans ce boisé pour marcher, faire du vélo, observer la faune et la flore, et cet endroit sert également aux élèves de l’Académie Les Estacades qui y pratiquent le vélo de montagne. Par ailleurs, durant la pandémie, 60 % des usagers du boisé y sont allés plus fréquemment. Ainsi, la perte de cet espace aurait des effets néfastes, prévient la professeure. Entre autres, le boisé des Estacades offre une Elle ajoute que la question de la nature en ville est un Sylvie Miaux et son équipe jugent ainsi que la Ville devrait chercher ailleurs pour la construction de logements. Selon Mme Miaux, une solution pour préserver ce boisé consisterait à ce que la Ville l’achète. Si le terrain était acquis par Trois-Rivières, celle-ci pourrait s’assurer de conserver sa vocation actuelle. D'après une entrevue réalisée à l'émission Fin PMSans hésitation, non
, a-t-elle dit en entrevue à Fin PM quand on lui a demandé si ce lotissement domiciliaire devrait être autorisé.Quand on a des espaces aussi importants, aussi grands [...], ça a plusieurs intérêts au chapitre de la faune et de la flore
, indique Sylvie Miaux.connexion avec la nature qu’on ne trouve pas ailleurs dans la ville
, précise la professeure. De plus, les espaces verts jouent un rôle dans la diminution du stress, en plus d’offrir un terrain de jeu pour les enfants.aspect majeur
pour répondre à des problèmes de pollution et pour éviter la création d’îlots de chaleur.C’est sûr qu’il y a des besoins en matière de logements, mais je crois qu’il y a moyen de penser à une économie générale, et il y a d’autres espaces, je pense, à Trois-Rivières, qui ne nécessiteraient pas de couper un boisé de cette qualité
, affirme-t-elle.Il y a des bâtiments au centre-ville qui pourraient être reconvertis. [...] Pourquoi ne pas utiliser ces espaces-là?
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